Manifeste international signé par 44 associations de dix-neuf pays

Le collectif PEPS-économie, membre fondateur du mouvement “International Student Initiative for Pluralism in Economics” (ISPE), a contribué à l’élaboration et à la diffusion d’un manifeste qui paraît aujourd’hui dans la presse internationale (Le Monde, Le Guardian,  Süddeutsche Zeitung etc.). Nous invitons l’ensemble de la communauté universitaire, et au delà, à en prendre connaissance et à nous rejoindre pour engager dès à présent une refonte de l’enseignement de l’économie en France.


Pour un enseignement pluraliste de l’économie : l’appel mondial des étudiants

L’économie mondiale n’est pas seule à être en crise; l’enseignement de l’économie l’est aussi, et les conséquences de cette crise vont bien au-delà de l’université. Ce qui est enseigné aujourd’hui façonne la pensée des décideurs de demain et influence ainsi les sociétés dans lesquelles nous vivons. Nous, 44 associations et collectifs étudiants de 19 pays, croyons qu’il est grand temps de renouveler l’enseignement de l’économie. Nous sommes particulièrement préoccupés par l’étroitesse croissante des cursus. Ce manque de diversité intellectuelle ne limite pas seulement l’enseignement et la recherche, il limite notre capacité à penser les enjeux nombreux et divers du 21e siècle – de l’instabilité financière à la sécurité alimentaire en passant par le réchauffement climatique. Le monde réel doit réinvestir les salles de classe, de même que le débat et le pluralisme des théories et des méthodes. Cela est nécessaire pour renouveler la discipline et cela permettra de créer l’espace de discussion d’où pourront émerger les réponses aux défis des sociétés contemporaines.

Unis par-delà les frontières, nous appelons à un changement de cap. Nous ne prétendons pas apporter de solution parfaite, mais ne doutons pas que les étudiants en économie profiteront d’un accès à des perspectives et idées multiples. Le pluralisme n’aide pas seulement à dynamiser la discipline, la recherche et l’enseignement ; il porte la promesse d’une discipline économique utile à la société. Trois formes de pluralisme doivent être au centre des cursus d’économie: pluralisme des théories, des méthodes et des disciplines.

Le pluralisme théorique met l’accent sur la diversification des écoles de pensée enseignées dans les cursus. Il ne s’agit pas de rejeter une tradition établie ni de choisir un camp. Il s’agit d’encourager les débats fertiles et la confrontation critique des idées. Là où les autres disciplines embrassent la diversité et enseignent différentes théories même lorsque celles-ci sont incompatibles entre elles, l’économie est trop souvent présentée comme un corpus de savoirs unifiés. Bien sûr, la tradition dominante a sa propre diversité. Néanmoins, il ne s’agit que d’une seule façon de pratiquer l’économie et donc d’analyser le monde, ce qui serait inconcevable dans d’autres disciplines : personne ne prendrait au sérieux un cursus de psychologie qui n’enseignerait que la tradition freudienne ou un cursus de science politique se focalisant uniquement sur le socialisme. Un cursus d’économie complet devrait favoriser la structuration intellectuelle des étudiants dans une variété de cadres théoriques, des approches néoclassiques largement enseignées aux écoles classique, post-Keynésienne, institutionnaliste, écologique, féministe, marxiste et autrichienne – entre autres – toutes largement exclues. La majorité des étudiants en économie obtiennent leur diplôme sans s’être confronté à cette diversité intellectuelle.

Aussi, il est essentiel que les cursus incluent des cours obligatoires fournissant une contextualisation et un regard réflexif sur la discipline économique et ses méthodes. Ces cours incluent particulièrement la philosophie et l’épistémologie économiques, soit l’analyse de la construction des savoirs. En outre, parce que les théories économiques d’hier et d’aujourd’hui ne peuvent jamais se comprendre indépendamment de leur contexte historique d’élaboration, les étudiants devraient être systématiquement exposés à l’histoire de la pensée, aux textes fondamentaux ainsi qu’à l’histoire des faits économiques. Actuellement, de tels cours sont inexistants, ou relégués aux marges des cursus [comme le montre pour la France une étude approfondie réalisée par le collectif étudiant PEPS-Économie, voir le voir Le Monde du 17 avril 2013 ou http://pepseconomie.org/wp-content/uploads/2013/04/prc3a9sentation-matin-peps.pdf].

Le pluralisme méthodologique élargit les outils à la disposition de l’économiste. Il est évident que mathématiques et statistiques sont indispensables à la discipline. Néanmoins, les étudiants apprennent trop souvent à maîtriser ces techniques sans apprendre pourquoi et comment ils devraient les utiliser, sans discuter le choix des hypothèses d’un modèle ni l’applicabilité des résultats obtenus. Plus encore, des pans entiers de la réalité économique ne peuvent être appréhendés par l’utilisation exclusive de méthodes quantitatives : une analyse économique approfondie devra aussi s’approprier les méthodes des autres sciences sociales. Par exemple, la compréhension des institutions et des cultures serait largement améliorée si l’analyse qualitative jouissait du même statut que l’analyse quantitative en économie. La majorité des étudiants en économie obtiennent leur diplôme sans avoir été formés aux méthodes qualitatives.

Enfin, l’enseignement de l’économie doit inclure une perspective pluridisciplinaire et permettre aux étudiants de s’enrichir des apports des autres sciences humaines et sociales. L’économie est, en effet, une science sociale: les phénomènes économiques complexes ne peuvent se concevoir pertinemment s’ils sont présentés dans un vide sociologique, politique et historique. Pour discuter avec acuité des politiques économiques, les étudiants doivent comprendre l’impact social et les implications morales des décisions économiques.

Bien que les modalités du renouvellement de l’enseignement de l’économie soient fonction des réalités locales et nationales, certaines mesures favoriseraient la mise en œuvre concrète du pluralisme:

  • L’octroi de postes aux enseignants et chercheurs susceptibles d’apporter une diversité théorique et méthodologique dans les cursus
  • L’élaboration de supports pédagogiques tels qu’un manuel d’économie pluraliste
  • L’institutionnalisation de coopération entre unités de formation et de recherche de différentes sciences sociales et la création d’unités interdisciplinaires mélangeant l’économie et ses disciplines sœurs.

Le changement sera difficile, il l’est toujours. En réalité, il est  déjà en marche. Partout dans le monde, nous, étudiants, avons commencé à le mettre en œuvre pas à pas. Nous organisons des séminaires, des ateliers, des conférences ; nous analysons les cursus actuels et proposons des alternatives concrètes ; nous nous administrons à nous-mêmes et à d’autres les cours nouveaux que nous souhaitons voir apparaître dans les curricula officiels. Nous avons créé des groupes dans des universités du monde entier et construit des réseaux nationaux et internationaux, tels que l’Initiative Etudiante Internationale pour l’Economie Pluraliste.

Le changement viendra d’origines multiples. Nous appelons les étudiants, les économistes confirmés, les non-économistes, à nous rejoindre pour créer la masse critique nécessaire. Le site de l’Initiative Etudiante Internationale pour l’Economie Pluraliste permet de se renseigner et de nous contacter. Le pluralisme en économie est une condition nécessaire à un débat public honnête et ouvert. Le pluralisme en économie est une condition de la démocratie.

Les propositions de PEPS pour “l’avenir de la filière sciences économiques”

ENSEIGNEMENT DE L’ÉCONOMIE : LES PROPOSITIONS DE PEPS

Le collectif d’étudiants Pour un Enseignement Pluraliste dans le Supérieur (PEPS-Economie), qui se réjouit de l’existence de la “Commission Hautcoeur sur l’avenir de la filière sciences économiques” et la remercie d’avoir auditionné l’un de ses membres, souhaite préciser de nouveau son constat relatif à l’enseignement de l’économie dans le supérieur, ainsi que les propositions qui en découlent.

L’isolement de l’économie sur elle-même

La cartographie des enseignements de licence que nous avons réalisée (publiée en avril 2013 dans L’économie politique) impose la conclusion sans appel que l’enseignement de l’économie souffre par trois fois de son manque de pluralisme.

1)   Les enseignements qui interrogent tant la scientificité de la théorie économique (épistémologie) que son histoire (histoire de la pensée économique) sont marginalisés pour ne pas dire complètement absents lors des trois premières années à l’université (quasi-aucun cours d’épistémologie, moins d’un cours sur cinquante consacré à l’histoire de la pensée). Par ailleurs, les théories alternatives à l’approche dominante (laquelle se résume au triptyque : Economie Nouvelle classique – Economie Nouvelle keynésienne – Théorie des cycles réels) sont rarement abordées (les cours intitulés « théories économiques » ne sont enseignés que dans un nombre infime de licences). Dans cette situation, les étudiants n’ont pas accès à l’ensemble des théories économiques, mais qu’à un pan de celles-ci, et ne sont pas invités à entretenir une distance critique à l’égard d’une discipline qui semble elle-même esquiver le débat d’idées ;

2)   L’histoire des faits économiques, de même que le décryptage de l’actualité économique sont bien trop souvent absents des maquettes de licence. Par conséquent, l’enseignement actuel de l’économie donne l’image d’une discipline déconnectée des faits ;

3)   Enfin, les autres sciences sociales ne sont que très rarement enseignées dans les licences d’économie. Dès lors, les étudiants sont privés non seulement des résultats mais également des méthodes fécondes des autres sciences sociales qui pourtant seraient bénéfiques pour la compréhension des problèmes économiques contemporains. L’étudiant titulaire d’un bac ES ne pourra manquer de penser que la discipline qu’on lui enseigne à l’université est bien décharnée en comparaison avec ce à quoi l’enseignement des SES l’avait habitué. Il ne faut donc pas s’étonner de la diminution des effectifs que connaissent les cursus en sciences économiques, lesquels ne survivent souvent que grâce à la gestion.

Contre cet état de fait, et contre le désarroi intellectuel qui gagne bien trop d’étudiants en sciences économiques, nous en appelons à un triple pluralisme :

1)  Théorique : la théorie standard devra à l’avenir entamer un dialogue de fond avec les théories alternatives (post-keynésianisme, économie marxiste, institutionnalisme…). Nous en appelons donc à ce que les différentes théories économiques soient enseignées de manière équitable.

2)  Conceptuel et méthodologique : les matières réflexives telles que l’épistémologie et l’histoire de la pensée économique doivent avoir une place plus conséquente au sein des enseignements permettant une étude critique des différentes théories enseignées.

3)   Disciplinaire : l’économie est une science sociale à part entière. Elle doit être mise en rapport et en confrontation avec les autres sciences humaines et sociales.

Les vertus de l’enseignement par objets

Pour faire droit à ce triple pluralisme, nous en appelons à un enseignement de l’économie qui part d’objets fréquemment étudiés au sein de cette discipline (le travail et l’emploi, la redistribution des richesses, la production et son organisation, la consommation et l’épargne, etc.). Un tel enseignement, à rebours de l’approche actuelle centrée sur les cours de micro et de macroéconomie, nous paraît le plus à même de permettre un réel pluralisme tant théorique que méthodologique. Ce n’est qu’en travaillant sur des problèmes précis que, non seulement des théories économiques concurrentes pourront dialoguer entre elles, mais, qu’en outre, économie, sociologie, histoire et autres sciences sociales pourront conjuguer leurs forces. Maurice Allais ne disait-il pas au soir de sa vie que « les sciences sociales ont besoin d’un immense effort de synthèse » (L’Economie politique, n° 43, juillet 2009) ?

L’enseignement pluraliste en action

Voici à quoi pourrait ressembler un enseignement pluraliste de l’économie en action :

Extrait de la maquette PEPS
Extrait de la maquette PEPS
  • un enseignement centré sur des objets, qui rendrait possible une véritable confrontation entre théories concurrentes et méthodologies variées ;
  • l’enseignement indispensable d’outils méthodologiques (statistiques, économétrie, mais également méthode de terrain), si possible en lien avec les objets étudiés au même moment ;
  • un grand cours d’actualité économique et sociale pour doter les étudiants de grilles d’analyse pertinentes pour décrypter le monde contemporain ;
  • un cours intégré d’histoire des faits et de la pensée économiques, afin de comprendre comment les débats théoriques ont pu se structurer autour d’enjeux économiques bien concrets.

Nous pensons qu’un tel enseignement permettra le développement de compétences utiles :

  • à la poursuite d’études et à la recherche. Une connaissance approfondie des faits économiques et une aptitude à mobiliser des cadres théoriques variés rendront possibles des projets de recherche innovants et portés à résoudre les problèmes socio-économiques de notre temps ;
  • à l’insertion professionnelle. Connaître les acteurs de l’économie, les dilemmes qu’ils affrontent, et maîtriser les grands enjeux contemporains sont là des compétences qui seront appréciées par les futurs employeurs.

L’Économie Politique : L’enseignement de l’économie dans le supérieur: bilan critique et perspectives

Notre article L’enseignement de l’économie dans le supérieur: bilan critique et perspectives comprenant l’étude réalisée par PEPS sur l’état de l’enseignement de l’économie en France ainsi que nos propositions pour une licence alternative et pluraliste a paru dans le numéro 58 de L’Économie Politique (2013/2).

Il est également accessible en ligne : L’enseignement de l’économie dans le supérieur: bilan critique et perspectives

Publication dans Alternatives Économiques

Ce texte paru dans le numéro d’avril 2013 d’Alternatives économiques présente les résultats de notre cartographie des Licences d’économie dans les universités françaises ainsi que quelques propositions de changement.

Facs d’éco : trop de technique, pas assez d’économie !

Hégémonie des approches quantitatives et de la théorie néoclassique, isolement disciplinaire…, la cartographie de l’offre de formation en licence révèle une vision étriquée de la discipline.

S’il est un domaine qui a été épargné par la crise, c’est celui de… l’enseignement de l’économie !

Alors qu’il fait depuis maintenant plus de dix ans l’objet de critiques récurrentes (on se souvient du mouvement des étudiants contre “l’autisme en économie” du début des années 2000), les trois premières années d’études d’économie à l’université continuent de proposer des enseignements majoritairement orientés vers l’acquisition de techniques laissant peu de place à la compréhension des réalités contemporaines.

Lire la suite sur le site internet du mensuel.

Tribune dans Le Monde

Voici notre tribune paru dans Le Monde le mardi 2 avril 2013. Elle est également disponible sur le site du quotidien :

La crise de l’économie est une crise de l’enseignement de l’économie

Étudiants en économie, nous nous intéressons au monde qui nous entoure. Or l’enseignement que nous recevons est étrangement déconnecté de l’histoire qui s’écrit sous nos yeux.

De cette insatisfaction est né en France le collectif étudiant PEPS-Economie, qui se mobilise “Pour un enseignement pluraliste de l’économie dans le supérieur”. D’autres mouvements similaires ont vu le jour de par le monde (Canada, Etats-Unis, Allemagne, Israël, Chili, Uruguay, Argentine…).

Afin de mesurer l’ampleur du problème de l’enseignement de l’économie dans l’enseignement supérieur, et particulièrement à l’université, nous avons mené un grand travail d’enquête en recensant les programmes et curriculae de toutes les licences d’économie en France. Nous en tirons un triple constat, qui est à la base de notre désarroi : un manque de recul critique criant, un repli de l’enseignement sur une portion congrue de la discipline économique, et un isolement à l’égard des autres sciences sociales.

Durant les trois premières années d’enseignement, l’histoire de la pensée et des faits économiques n’est ainsi enseignée que très marginalement (moins de 1,7 % des cours proposés).

Le recul offert par une perspective historique est pourtant fondamental, ainsi que le soulignent des économistes comme Paul Krugman ou Joseph Stiglitz. Pire : une seule licence en France propose un cours d’épistémologie, qui analyse les fondements scientifiques de la discipline, question ô combien importante en économie.

L’infime place concédée aux problèmes économiques contemporains (1,6 %) confirme enfin la difficulté à faire le lien entre enseignements théoriques et réalités concrètes. Pour le dire clairement : l’enseignement de l’économie à l’université ne parle presque pas de ce qui se passe dans le monde. C’est aberrant.

Cette absence de questionnement sur l’histoire et les méthodes de cette discipline est aggravée par l’absence de pluralisme théorique. Malgré la diversité des approches existantes, les cursus actuels font la part belle à l’école dite “néoclassique” et à ses différentes branches contemporaines (nouveaux classiques, nouveaux keynésiens, nouvelle microéconomie…), au point de favoriser la confusion entre science économique et économie néoclassique.

Or les récents événements ne permettent pas de déceler une quelconque supériorité scientifique de cette approche. Nous souhaitons que la théorie néoclassique soit pleinement enseignée, mais au même titre que d’autres écoles de pensée, aussi dynamiques que stimulantes (théorie de la régulation, économie écologique, économie complexe, économie postkeynésienne, école autrichienne…).

Enfin, l’isolement disciplinaire sclérose la réflexion. Les autres sciences sociales sont absentes des cursus universitaires en économie. Ce repli est d’autant plus préjudiciable qu’un problème économique est également un problème social et politique.

L’économie telle qu’elle est enseignée a tendance à se satisfaire de méthodes quantitatives qui, si elles sont indispensables, aboutissent à la production d’un savoir parfois trop simpliste malgré sa sophistication technique. L’idée n’est pas de remplacer les mathématiques et les statistiques, mais de ne pas se priver des outils complémentaires nécessaires à la compréhension de phénomènes complexes.

Nous revendiquons donc un triple pluralisme.

Pluralisme critique d’abord : il est fondamental d’offrir aux étudiants un recul sur la discipline elle-même, notamment à travers l’enseignement de l’épistémologie et de l’histoire de la pensée et des faits économiques.

Pluralisme théorique ensuite : les différentes écoles de pensée doivent être enseignées avec rigueur afin de promouvoir une émulation scientifique entre ces courants théoriques et d’offrir une pluralité de vues aux étudiants.

Pluralisme disciplinaire enfin : l’économie est une science sociale. Pour rendre compte de dynamiques complexes, les disciplines voisines de l’économie offrent des approches et des outils d’analyse féconds.

Refusant de rester inactifs, nous avons pris appui sur notre analyse critique pour être force de proposition. Nous avons élaboré une maquette alternative d’enseignements en licence d’économie, fondée sur ce triple pluralisme et l’envie de croiser les apports des différentes approches. Nous proposons ainsi une problématisation par objets, organisée autour de grands thèmes, à l’instar de ce qui se faisait dans les cours de sciences économiques et sociales dans l’enseignement secondaire.

L’enseignement de l’économie est un enjeu démocratique. Nos sociétés ont besoin d’économistes capables d’imaginer des politiques diverses, de contribuer au débat public en diffusant les éléments de réflexion nécessaires à l’exercice d’une citoyenneté éclairée, afin que tous puissent se forger un avis.

Aujourd’hui l’enseignement de l’économie ne le permet pas, et l’urgence et la persistance de la crise que nous traversons impose de le refonder.

Publication dans L’Économie politique

Voici le texte paru dans le numéro d’avril 2011 de la revue L’économie politique. C’est une version étendue de notre manifeste paru en février 2011 dans Alternatives économiques ou nous développons nos idées et nos revendications.

Pour un pluralisme dans l’enseignement de l’économie

Les interrogations, critiques et appels effectués depuis une dizaine d’années par des étudiants en économie de tous horizons sont étonnamment similaires. Ils traduisent l‘expression d’un ennui profond, d’une absence de réflexivité, d’enseignements conçus comme un recueil de modèles et de techniques, issus d’un corpus théorique dont la domination académique sert à justifier la standardisation des formations.

Lire la suite en téléchargeant la version pdf.

Ils parlent des États Généraux !

L’alléchant programme des États Généraux de l’Enseignement de l’Économie dans le Supérieur mobilise déjà, avant même le début d’une campagne de presse que l’on annonce tonitruante.

L’événement est relayé sur les réseaux sociaux, ainsi que sur différents blogs et sites institutionnels dont celui de Gilles Raveaud, le site de l’Institut pour le Développement Économique et social, et la plate-forme Hypothèses “Sociologie Économique” du RT12 de l’Association Française de Sociologie.

N’hésitez pas à faire passer le message, et rejoignez-nous sur Facebook et Twitter !

Les étudiants de PEPS-Économie

Etats Généraux de l’enseignement de l’économie dans le supérieur

N’hésitez pas à télécharger la version pdf du programme pour le diffuser.

Le samedi 6 avril prochain dans l’amphi Furet de l’EHESS (105 boulevard Raspail, Paris 6e, pour les infos pratiques, cliquez ici), nous organisons des Etats Généraux de l’enseignement de l’économie dans le supérieur. La journée se déroulera en deux temps : la matinée sera consacré à un état des lieux et une critique de l’enseignement de l’économie; durant l’après midi,  les débats se centreront autours de notre proposition de maquette d’enseignement.

De 10H à 12H30 : table ronde – “Etat des lieux et critiques de l’enseignement de l’économie dans le supérieur”

Présentation de la cartographie des enseignements de l’économie en licence réalisé par les étudiants de PEPS-Economie.

Participants :

  • Julie Dayot, étudiante et Arthur Jatteau, doctorant, membres de PEPS-Economie,
  • Bernard Chavance, économiste à Paris 7 et membre de l’Association Française d’Economie Politique (AFEP),
  • Igor Martinache, enseignant de SES et membre de l’Association des Professeurs de Sciences Economiques et Sociales (APSES),
  • Dominique Plihon, économiste à Paris 13 et membre des Economistes atterrés.

Pause déjeuner.

De 14h à 16h30 : table ronde – “Vers un nouvel enseignement de l’économie”

Présentation de la maquette d’enseignement de l’économie pour les trois années de Licence réalisée par les étudiants de PEPS-Economie

Participants :

  • Louison Cahen-Fourot et Arthur Jatteau, doctorants et membres de PEPS-Economie,
  • Igor Martinache, enseignant de SES et membre de l’Association des Professeurs de Sciences Economiques et Sociales (APSES),
  • Pascal Combemale, enseignant de SES en classe prépa,
  • Julien Fretel, professeur de Science Politique et président de l’Association des Enseignants-Chercheurs en Science Politique (AECSP),
  • Etienne Wasmer, professeur d’économie à Sciences-Po,
  • Gilles Raveaud, économiste à Paris 8 et membre de l’Association Française d’Economie Politique (AFEP).

17h : Conférence de presse

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