Publication dans Alternatives Économiques

Ce texte paru dans le numéro d’avril 2013 d’Alternatives économiques présente les résultats de notre cartographie des Licences d’économie dans les universités françaises ainsi que quelques propositions de changement.

Facs d’éco : trop de technique, pas assez d’économie !

Hégémonie des approches quantitatives et de la théorie néoclassique, isolement disciplinaire…, la cartographie de l’offre de formation en licence révèle une vision étriquée de la discipline.

S’il est un domaine qui a été épargné par la crise, c’est celui de… l’enseignement de l’économie !

Alors qu’il fait depuis maintenant plus de dix ans l’objet de critiques récurrentes (on se souvient du mouvement des étudiants contre “l’autisme en économie” du début des années 2000), les trois premières années d’études d’économie à l’université continuent de proposer des enseignements majoritairement orientés vers l’acquisition de techniques laissant peu de place à la compréhension des réalités contemporaines.

Lire la suite sur le site internet du mensuel.

Publication dans Alternatives Économiques

Ce texte , également disponible sur le site de la revue, est paru dans le mensuel Alternatives Economiques n°299 en février 2011. Une version complète est également disponible en pdf.

Pour un enseignement pluraliste de l’économie

Nous sommes des étudiants en économie et nous sommes mécontents de l’enseignement de cette discipline. Plusieurs appels, lettres ouvertes et pétitions ont déjà été lancés à ce sujet depuis dix ans, prouvant le caractère durable de ce malaise, sans jamais susciter de profonds changements. Depuis le début de nos études, force est de constater que notre connaissance des mécanismes de l’économie ne s’est pas réellement accrue. En ce qui concerne, par exemple, la crise économique mondiale, les outils qui nous sont enseignés ne nous permettent pas de l’appréhender. Et les cours dispensés ne se sont pas adaptés à la nouvelle situation. Cette crise est donc également celle de l’enseignement de l’économie.

Ouverture

Il est nécessaire d’intégrer un plus grand pluralisme à nos formations. La théorie néoclassique ne doit pas rester l’unique pilier des enseignements. L’épistémologie, l’histoire de la pensée économique et celle des faits économiques doivent acquérir une place beaucoup plus importante. Enfin, le dialogue avec d’autres sciences humaines et sociales doit être systématisé. Des objets aussi divers que le chômage, les inégalités ou encore les choix de consommation sont par nature pluriels et ne peuvent être abordés que de manière transversale.

Mobilisation

Il ne s’agit pas de rejeter l’apport des mathématiques, de la modélisation ou des méthodes statistiques. Nous souhaitons simplement acquérir la maîtrise d’outils complémentaires, permettant de comprendre pleinement les phénomènes économiques. Nous invitons donc tous les étudiants qui partagent ces questionnements à nous rejoindre, afin de nous mobiliser pour un enseignement pluraliste en économie dans le supérieur.